Point De Vue,
sur La Place !
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Point De Vue, la chronique de Capriel !
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Sur les ailes de Pegase

« Il y a un moment pour tout et un temps pour chaque chose sous le ciel »

Et le temps est venu pour Pégase, de prendre son envol.

Comment commencer ?.
Première chose, je n'aurai sans doute pas dû et mon univers serait resté inchangé. Ce qui d'un autre côté aurait peut-être été une erreur... parfois le temps est venu ou doit venir de changer... d'évoluer... du moins c'est ce que mes cartes de tarots me répètent. Temps de changer de parcours, temps de changer de route et sans doute de monde.

J'ai toujours voulu partir, mourir... sans en avoir jamais eu le courage. Maintenant c'est fait, en quelque sorte. Suicide virtuel, mort virtuelle... mais mort tout de même. Capriel n'est plus... elle a cessé d'exister. Qu’elle repose en paix...

J'ai pris ainsi, de nouvelles décisions. Mais j'ignore encore où elles me mèneront et si je vais réellement y survivre dans ma réalité non virtuelle. Mais cette mort virtuelle n'est pas vaine. Elle semble me libérer, enfin presque, de cette autre mort qui me hante depuis si longtemps. C'est dur de la laisser partir... elle est encore si jeune... 4 ans et demi à peine.

Elle avait de si beaux projets et un grand avenir devant elle. Un avenir que je lui construisais, pas à pas, dans mes rêves. Mais elle a fait son temps. Elle portait en elle-meme, mes plus belles illusions, mes croisades et mes plus grands idéaux. Elle était l'épée, le paratonnerre, la guerrière immaculée. Elle voulait faire sa place dans ce monde... gai et lesbien... mais elle n'a jamais pu le faire... réellement. Marginale parmi les marginales, elle est restée... dehors... sur le seuil... Et ne pouvait aller plus loin.

À présent, j'ai décidé de ne plus mendier cette place. Mais si place il y a quelque part en ce monde, je la trouverai. Ou bien, je la construirai. Ce sera peut-être pour un temps un monde solitaire. Mais cette solitude, je la connais bien. Ce sera aussi un monde ouvert sur celui de tous les autres. Sans distinction de race, de sexe, de couleur ou d'orientation sexuelle. Car voyez-vous, je vis depuis si longtemps entre mes quatre murs que les mondes clos me font désormais horreur... tout comme le fanatisme, l'intolérance, les préjugés.

On m'a objecté récemment que la tolérance n'est pas tout. C'est vrai. Elle n'est pas tout. Tolérer l'intolérable n'est pas possible, mais encore faut-il définir ce seuil intolérable. Seuil différent pour tous. Aux yeux de certains(e)s, le mien semble tiède. Faiblard. À leurs yeux, non aux miens. Je ne tolère ni l'injustice, ni le parti-pris, ni le fanatisme. Je n'aime ni la guerre, ni le meurtre et mon seuil de tolérance est des plus bas côtés religion.

Je ne tolère pas qu'on mutile de petites filles en Son Nom. Je ne tolère pas que l'on lapide un homme parce qu'il est gai toujours en Son Nom. Je ne tolère pas la violence. Violence faite aux femmes et aux enfants. Violence physique, verbale ou instituée sous couvert de religion ou de lois discriminatoires et injustes.

Cela est. Mais parfois, cela ne suffit pas. Tous les mots qu'on prononce semblent se déformer. Prendre d'autres sens que ceux qu'on leur donne. Cap n'a pas compris. Cap s'est fourvoyé. Combien de fois ai-je entendu ces mots sous d'autres mots ? Combien de mes mots ont été déformés, brisés ? Ou mal interprétés ?

Il résulte de tout ça que j'y ai perdu mon âme et mes illusions. Comme j'ai souvent perdu des plumes dans mes batailles, dans mes appels à la tolérance, à la différence, à l'acceptation.

Peut-être me suis-je trompée du tout au tout. Peut-être n'ai-je rien compris. Mais peut-être aussi ne suis-je pas la seule. L'incompréhension est comme une barrière et à force de s'y heurter et d'en être blesser, on fini par capituler. Je capitule. Mon destin n'est pas de combattre l'incompréhension ad vitam aeternam. Mes convictions demeurent. Mais désormais, elles resteront miennes. Et si je les exprime à nouveau, alors, ce sera sous d'autres cieux. Sous d'autres formes.

L’existence de Capriel et sa recherche de la perfection se révèlent donc finalement vaines. Je dépose à vos pieds, son armure et ses armes. Et je pars. Je pars à la recherche d'un nouveau monde, un monde différent, aussi différent que je le suis moi-même. Un monde qui acceptera peut être ma différence comme je m'efforce depuis toujours d'accepter celle de l'autre.

J'espère le trouver. J'espère qu'il existe. Et si je le trouve, peut-être le monde y aura-t-il gagné quelque chose. Sinon... qu'est un grain de sable, de plus ou de moins ?

Le temps est venu pour moi de voler de mes propres ailes.

J’avais besoin de vous. De cette univers, mais le temps est venu de grandir. De faire mes premiers pas. Seule. Seule, ainsi que je l'ai été et le resterai sans doute, toute ma vie.

Je remercie tout celles et ceux qui m'ont aimée, acceptée telle que je suis. Et qui m'ont aidé à cheminer vers la lumière. Ainsi que les rares qui m'ont comprise.

 

©Capriel

Per Aspera Ad Astra
À travers les difficultés,
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La Marche Mondiale des Femmes en l'an 2000
Bilan
Un monde ... de rêve!
C'était la fin d'une époque ...
De l'autre coté du miroir
Question 56
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Quatorzième numéro de la rubrique de Capriel.
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