Le Conseil de presse du Québec rejette l'appel de Roger-Luc Chayer
À l'unanimité il maintient la décision de première
instance rendue sur la plainte portée par la Table de concertation
des lesbiennes et des gais du Québec
Montréal le 28 août 2002
Le nouveau président de la Table de concertation des lesbiennes et
des gais du Québec informe que le Conseil de presse du Québec
vient de rejeter, dans une décision rendue à l'unanimité,
l'appel formé par Roger-Luc Chayer à l'encontre d'une condamnation
qui le visait personnellement, ainsi que son site Le National et la revue
Le Point. Rappelons les faits.
En
mars 2002, suite à une plainte portée par les président
et le vice-président d'alors de la Table de concertation, Messieurs
Pierre Valois et Laurent McCutcheon, le Conseil de presse du Québec
émettait une sévère sanction à l'encontre des
auteurs des communications fautives faisant l'objet de la plainte. La décision
rendue établissait particulièrement les reproches suivants :
- “ Le
site (Le National) est celui d'un seul exploitant portant à la fois chapeaux
de rédacteur en chef, de publicitaire et de relationniste - quand
ce ne seraient que ceux-là - le Conseil a considéré
que Le National est en fait le site personnel de M. Roger-Luc Chayer
et non un média au sens de l'Avis sur le cyberjournalisme. Cet Avis
stipule entre autres qu'une seule et même personne ne peut à
la fois oeuvrer à la confection d'articles et à la vente de
publicités au sein d'un même média car il s'agit là
de fonctions tout à fait incompatibles, mettant en péril l'indépendance
nécessaire à l'exercice du journalisme ”
- “ Au
terme des exposés et des documents fournis, la Conseil a effectivement
observé des inexactitudes dans un texte publié par Le Point, inexactitudes
d'ailleurs partiellement reconnues par le rédacteur en chef de la
publication. Cependant, loin de corriger ces erreurs, le rectificatif qui a
suivi revenait à la charge contre un des plaignants. Sur le plan de
l'exactitude, le Conseil estime donc qu'il y a lieu de retenir ce grief ”
- “ En ce qui a trait au conflit d'intérêts, considérant:
1. - le fait que M. Roger-Luc Chayer exploite un site Internet personnel (Le National) où il est responsable à la fois de la publicité et de la rédaction;
2. le fait que ce site soit couplé à un média, le magazine Le Point, où M. Chayer y exerce la fonction journalistique de rédacteur en chef de la publication;
3. le
fait que M. Chayer occupe la fonction et signe à titre de Secrétaire
du Conseil de presse gai du Québec;
4. le
fait que l'exercice simultané de toutes ces fonctions le place directement
en situation de conflit d'intérêts - apparent ou réel;
Le
Conseil de presse du Québec a conclu à une faute professionnelle
majeure de la part de M. Roger-Luc Chayer et retient la plainte, qui s'applique
conjointement au média écrit et électronique Le Point pour avoir cautionné un tel état de fait".
Dans
un appel de cette décision, daté du 9 avril 2002, Roger-Luc
Chayer soulevait particulièrement les motifs suivants pour demander
que soit annulée la décision rendue par le Comité des
plaintes et de l'éthique de l'information du Conseil de presse du
Québec :
- "Il
est faux de prétendre que je serais à la fois rédacteur
de nouvelles, vendeur de publicité et responsable de la sélection
des nouvelles."
- "Quant à l'avis à l'effet que Le National ne serait pas un
média, il est absolument grave et irresponsable de présenter
publiquement une telle position..."
- "Il est inexact de prétendre ou de laisser sous-entendre que je ne serais pas journaliste..."
L'appel
de Roger-Luc Chayer a été rejeté par une décision
à l'unanimité de la Commission d'appel du CPQ, présidée
par le journaliste Michel Roy, maintenant ainsi la décision rendue
en première instance. Cette décision, ainsi que la décision
d'appel, peuvent être consultées sur le site du Conseil de presse
du Québec :
http://www.conseildepresse.qc.ca : décisions D2001-05-079 et D2001-05-080(2)
Nous
joignons au présent communiqué copie de l'avis de la décision
d'appel signé par le Secrétaire général du CPQ,
M. Robert Maltais.
